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Brendan : Apprendre une langue étrangère à tout âge

À 67 ans, je dois être l’un des plus vieux élèves de l’ILCF. Auparavant, je travaillais comme producteur à la BBC et le service de radiodiffusion irlandais RTÉ, avant de devenir rédacteur artistique de l'hebdomadaire catholique en anglais « The Tablet ». Maintenant, je suis à Paris entouré d’étudiants d’un tiers de mon âge.

Je n’ai pas appris le français quand j’étais plus jeune. La France et sa culture m'ont été la plupart du temps fermées, car je ne parlais pas la langue. Je n'aimais pas ne pas pouvoir communiquer avec les gens lorsque je venais en vacances ici, car je ne connaissais que quelques phrases en français.

J'ai donc décidé d'apprendre la langue. Depuis 2016, je prends des cours à l'ILCF, la première fois j’ai participé à une session d'été d'un mois. Ensuite, j'ai décidé de passer un semestre ici pour un seul objectif, de comprendre la « parole orale ». C'était mon plus gros problème d'apprentissage et c'était devenu un blocage mental.
 

"À la fin du semestre, j’ai réalisé des progrès décisifs grâce à un bon enseignement empreint de sympathie"

En particulier grâce à la professeure Fabienne Desmons de l’ILCF. Comme je viens d'une famille d'enseignants, je reconnais l'excellence dans la classe quand je la vois. Fabienne est l'une des meilleures, avec une autorité qui attire l'attention.

J'ai eu la chance d'avoir d'autres professeurs, tels que : Dominique Godin, Guillaume Daporta et Sophie Nasi. Dominique m'a encouragé à être aventureux avec la parole. Et c’est ma troisième année avec un sympathique enseignant, Guillaume, qui parle avec passion de sa spécialité et du cinéma français. Je peux maintenant suivre un film avec des sous-titres en français et espérer me débrouiller sans les sous-titres bientôt.

L’historienne de l’art de l’ILCF, Sophie, a rendu possible l’événement du semestre ! Chaque année, les étudiants de l’ILCF participent à l’événement « Les Jeunes ont la parole », une initiative du Musée du Louvre destinée à familiariser les étudiants avec les collections du musée. 400 étudiants universitaires parisiens y ont pris part, dont un groupe de l'ILCF. Sophie a écarté mon objection selon laquelle je n’étais pas « jeune ». Ainsi, avec Eunbi Choi, mon jeune camarade coréen,
 

"j’ai passé trois vendredis soir à présenter le tableau de Nicolas Poussin, Eliézer et Rebecca, aux visiteurs du musée"

Cela impliquait de préparer une présentation de 10 minutes en français, avec l'aide et les conseils de Pierre Espagnon. Et j’ai littéralement « été là, j’ai eu le t-shirt !» dessiné par le Musée du Louvre dans un rouge très visible pour que les visiteurs puissent savoir qui nous étions. Je ne le porterai plus jamais, mais je suis ravi de l'avoir.
 

"Cela a commencé comme mon projet de retraite"

Cependant, avec le temps, je me rends compte qu'il y a un manque de retours sur la France dans le monde anglophone. Je peux même envisager une autre carrière de journaliste culturel spécialisé en France. En cela, j'ai été beaucoup aidé par l'ILCF.


"Je suis ravi de pouvoir écouter maintenant la radio et la télévision françaises et de mieux comprendre ce que j'entends"

C'est ma grande victoire de mon semestre à Paris et je vous en suis très reconnaissant.